Sa simplicité et sa taille humaine la rendaient familière, presque complice. Le sculpteur l'avait baptisée " HOPE" . Ses bras tendus imploraient le ciel. Elle nous invitait à prier : spectateur, communie avec moi, espère toi aussi !
Ne me demandez pas pourquoi mais, comme un murmure dans le silence du musée, j'ai cru entendre au loin la sonnerie aux morts des légionnaires, poignante comme la tragédie humaine." Passant, recueille-toi, souviens-toi ! "J'ai revu dans la pénombre les figures du monument aux morts de Sidi-bel-Abbès marchant vers le Nord-Est...
Le Nord-Est de la France, Reims ! j'y étais maintenant, beaucoup de choses me rappelaient Bel-Abbès : notre monument aux morts de Carlo Sarrabezoles sculpteur de "Hope", René Viviani protecteur du patrimoine rémois, Saint-Vincent martyr patron des vignerons, la belle histoire de France de mes maîtres d'école, les bâtisseurs de Cathédrales, Jeanne d'Arc et les rois couronnés... Tout s'entremêlait, il n'y avait plus de passé, plus de présent, plus de jeunesse, plus de vieillesse...
De mes pensées confuses, comme d' un épais labyrinthe, j'ai trouvé l'issue, enfin la lumière, la beauté, la paix ! " HOPE " m'avait séduit, l'espoir n'était-il pas notre fil d'Ariane, notre ADN, notre quintessence, un exceptionnel don du ciel ? Mémoire d'espérance, espérance vivante, espoir toujours recommencé, la vie redevenait possible."